Feydeau Café-concert


Textes
Georges Feydeau


Mise en scène Laurent Meininger

Avec


Priscille Cuche
Marie-Laure Crochant
Stéphan Gueydan


Elios Noël
Boris Sirdey



Costumes
Myriam Rault


Régie lumière
Benoît Brochard


Construction du décor
Yann Cholet
David Thébaut



Chansons du répertoire d’Yvette Guilbert



Production
L’Aire Libre / Saint-Jacques-de-la-Lande


L’Archipel / Fouesnant

Quai des Rêves /Lamballe


Aide à la production de la DRAC Bretagne


Avec le soutien du Théâtre du Canal / Pays de Redon

 

dossier à télécharger

« Nous voudrions faire un théâtre qui fût compris de tous, ou du moins
qui pût être compris de tous et pût devenir la nourriture de tous.
Sans rien sacrifier de sa qualité »
Jacques Copeau
« Peu importe le lieu pourvu que ceux qui s'y rassemblent aient besoin de nous
écouter , que nous ayons quelque chose à leur montrer , et que ce lieu soit animé
par la force de la vie dramatique contenue en nous.
Si nous ne savons ou aller, allons dans la rue. Ayons le courage de montrer
que notre art est sans asile , que nous ne connaissons plus notre raison d'être et
ne savons plus de qui l'attendre. »
Jacques Copeau

1908 est une année charnière dans la carrière de l'auteur car s'achève la période
des grands vaudevilles à quiproquos et 1908 inaugure la série des pièces en un
acte.
Du mariage au divorce était le titre auquel Feydeau songeait pour un cycle de cinq
farces conjugales en un acte écrites en 1908 et 1916.
Il ne s'agit plus du tout ici de vaudevilles contrairement à ce que l'on peut penser
mais bel et bien d'authentiques farces atrocement cruelles sous leurs apparences
burlesques.
Le trait commun de ces courtes pièces et tout particulièrement On purge bébé et
Mais ne te promène donc pas toute nue est l'enfer conjugal, avec pour constat
que le bonheur matrimonial n'est qu'un leurre.
Le pessimisme, le scepticisme, à l'égard de l'amour prédomine dans la pensée de
l'auteur.

L'intrigue est concentrée sur le déchirement cruel du couple où « les scènes
» éclatent à tout propos par exemple au sujet de l'éducation des enfants, de la
tenue vestimentaire, et où tout est sujet à querelles. C'est la confrontation de deux
égoïsmes et l'absence de tout effort pour comprendre l'autre qui constituent la substance
même de l'action. « Les hommes, les maris, les époux » égoïstes, intéressés,
mesquins, vaniteux et lâches sont tyrannisés, harcelés par des femmes jalouses,
dominatrices, obstinées, vulgaires, mesquines, de mauvaise foi transformant en un
enfer à deux le foyer uni.
C'est ici dans les dernières pièces de Feydeau que les personnages sont les plus
vrais, mais la vision du couple atteint alors à une telle violence/cruauté (celle d'un
règlement de comptes) que l'on peut rapprocher Feydeau de Strinberg, l’auteur de
Père, ou même de Bergman avec Scènes de la vie conjugale, les uns et les autres
plus ou moins directement sous l’influence de Shopenhauer.

 

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