Occupe-toi du bébé

Texte

Dennis Kelly


Mise en scène
Laurent Meininger

 

Avec

Jeanne François

Mary Leaument

Mathieu Montanier

Catherine Riaux

Damien Vigouroux


Scénographie

Mathieu Desailly

 

Régie générale

Bruno Bumbolo

 

Lumière

Renaud Lagier

 

Son

Matthieu Dehoux

 

Production

Compagnie Forget me not


Coproductions

Le Canal / Théâtre du Pays de Redon - Scène conventionnée pour le théâtre

La Paillette / Rennes(35)

Le Quartz / Brest (29)

L’Archipel / Fouesnant (29)

Le théâtre du Champ au Roy / Guingamp (22)


Soutiens

Drac Bretagne

Conseil Régional de Bretagne

dans le cadre du dispositif

d’incitation à la coproduction

Ville de Rennes

Adami

SPEDIDAM, Spectacle vivant en Bretagne,

Compagnie Folle pensée

 

Dossier à télécharger

Dossier de presse

Une femme est accusée d'avoir tué son enfant. D'abord condamnée, elle est innocentée pour manque de preuves
à l'issue de son procès en appel. Après quatorze mois de détention, elle sort libre du tribunal. Où est la vérité ? Qui la détient ?

Ces questions sont au coeur d’"Occupe-toi du bébé" ("Taking Care of Baby"). C'est ce que les Britanniques appellent du "théâtre verbatim", soit une forme de théâtre-documentaire. Pour l’écrire, Kelly s’inspire de faits divers qui ont marqué la Grande-Bretagne en 2007 : plusieurs cas de mères infanticides. Mais il a tout inventé et construit "Occupe-toi du bébé" comme un scénario.

La pièce repose sur des interviews menées par l'auteur lui-même qui enquête en faisant parler les protagonistes: Donna, la jeune femme dont la mort de son fils Jake, à 5 mois, paraît d'autant plus suspecte qu'elle arrive après celle de la petite Megan, trois ans plus tôt, à 9 mois et Lynn, la mère de Donna, une femme politique connue, en pleine campagne électorale au moment des faits.

 

Teaser

 

 

Le Docteur Millard, un médecin, a expertisé Donna et conclu qu'elle souffrait du syndrome SLK qui pousse des femmes surtout, à tuer par empathie. Martin McAuliffe, le mari de Donna, résistera jusqu'au dernier moment pour enfin accepter de parler, à condition de ne répondre que par "oui" ou par "non".

Nous sommes dans un espace qui pourrait être une "télé réalité" ,"un documentaire à sensation" où chacun joue le jeu de la confession. Nous sommes dans la société du spectacle où chacun assume la notion de représentation. Tout est sans cesse en mouvement, la notion de temps et d'espace n'est jamais définie non plus, ce qui donne une narration hachée, troublante, et déroutante qui amplifie le suspens de l'action.

"Occupe-toi du bébé" dénonce le manque d'éthique des médias en général, qui optent systématiquement pour le vulgaire et poussent au voyeurisme malsain.Bienvenue dans la société du spectacle.

A travers cette pièce, la frénésie, l'extravagance, la séduction et l'humour des personnages me semblent primordial pour témoigner de cette folie dans laquelle chacun et chacune a fait le choix de participer. Tous les protagonistes sont a priori
bienveillants vis a vis de leurs semblables, et persuadés de leur bonne volonté mais tout n'est pas si simple, rien n'est moins sûr.

"Occupe-toi du bébé" avance en spirale autour de cette recherche d'une réponse, qui tient en haleine le spectateur d'une manière irrépressible et troublante. Mais, de réponse, il n'y en a pas, sinon celle de la très personnelle intime conviction. La pièce de Dennis Kelly montre bien comment chacun-e tient son rôle et possède sa vérité. Il y a la vérité et ce que les gens croient être la vérité, tout est question de point de vue.