La Maladie de la famille M

Texte
Fausto Paravidino
Mise en scène
Laurent Meininger

Avec 
Eva Zink
Fabien Grenon
Jeanne François
Damien Vigouroux
Tanguy Trillet
Luc Chareyron
Ewen Gloannec
 

Scénographie
Mathieu Desailly
 

Lumière
Renaud Lagier
 

Son
Bruno Bumbolo

Régie générale
Bruno Bumbolo

Création Janvier 2015

Production déléguée

Compagnie Forget me Not

Coproduction

L’Archipel – Fouesnant (29)
Le Canal – Scène conventionnée pour le théâtre - Redon (35)
Théâtre du Pays de Morlaix (29)
Stella - La Maison du Théâtre - Brest (29)
 

Soutien

Drac Bretagne, Région Bretagne, Spédidam

 

dossier à télécharger

Contrairement  à  « Gêne 01 » ou  « Peanuts »,  « La maladie de la famille M » n’est pas une pièce politique, ni un  pamphlet anti  capitaliste. C’est une pièce narrative, qui parle de notre humanité,  où l’on peut scruter nos maladies de l’âme, en observant la détresse et le manque de communication des membres d’une famille italienne pauvre et désemparée.  A  travers cette narration l’humour persiste et prédomine malgré le côté dramatique de l’œuvre.

Nous sommes en contact  avec  une pièce engagée, ou l’auteur nous donne à voir une famille socialement pauvre vivant dans la périphérie d’une grande ville, dans ce qu’on appelait avant la campagne. Frappé par la mort dans des circonstances  assez troubles de Madame M, chaque membre de la famille, Luigi, Maria, Marta, et Gianni tentent de poursuivre leurs vies avec ce deuil à faire. C’est  par le médecin de famille que nous nous immisçons dans l’intimité de toutes ces personnes et de leurs entourages, Fulvio et Fabrizio. Chacun des personnages de la famille devra survivre à la mort de la mère pour vivre à nouveau.

Dans cette quête de la vie personne ne laisse indemne ses proches, et chacun d’entres eux se réfugie  dans des comportements, dans des actes nouveaux qui les redéfinissent au sein mêmes de leur  famille. Enfermés dans leur  histoire, sur cette scène s’exprime leurs vices, leurs peurs, leurs violences, leurs rapports de force.  En final chacun s’en sort comme il peut.

Luigi, le père est atteint de troubles de la mémoire, peut être pour oublier une certaine réalité. Marta s’occupe de tout le monde, de manière excessive, en s’oubliant elle-même. Maria tombe dans la consommation de garçons et d’avortements, tandis que Gianni veut comprendre ce qui se passe chez lui, en lui, mais sans y parvenir. A l’inverse le médecin, Fabrizio, et Fulvio sont sans famille, ou vivent tels quels  et cherchent la chaleur des autres, pour fuir la solitude et la peur d’eux même.

Cette pièce pleine d’humour et d’humanité parle essentiellement de nos sociétés, de comment la politique conditionne nos vies, et façonne nos existences. Mon parti pris sera de faire  l’analyse des comportements de ces personnes, car ils sont la représentation de notre monde, et en cela cette pièce est un témoignage politique de nos conditions. Je travaillerai sur la réalité qui entoure ces personnages car elle dépasse toujours notre entendement. J’éviterai en revanche  toute forme de réalisme qui consiste à imiter, à banaliser la réalité, à uniformiser les êtres. La réalité est pour moi plus forte que l’imagination et va toujours plus loin de l’idée que l’on peut s’en faire. Je m’attacherai  à comprendre comment fonctionne cette famille et à la représenter en étant proche de l’auteur,  porteur de ses mots sans fioriture aucune, pour faire entendre sa pensée, son témoignage.